Une étude française publiée dans The Journal of Pediatrics confirme que le nirsévimab, commercialisé sous le nom Beyfortus, protège les bébés non seulement contre la bronchiolite à virus respiratoire syncytial (VRS), mais aussi contre les otites moyennes aiguës causées par ce même virus. Une découverte aux implications concrètes pour la prescription d’antibiotiques chez les tout-petits.
Une protection mesurée sur 236 nourrissons suivis par des pédiatres
L’étude a porté sur 236 nourrissons de moins d’un an, suivis par 37 pédiatres en France. Elle s’inscrit dans la continuité d’une première recherche publiée en 2025, qui avait déjà mis en évidence un effet bénéfique du Beyfortus, un traitement préventif contre la bronchiolite (virus respiratoire syncytial ou VRS), sur les otites aiguës associées.
Les résultats sont nets : chez les enfants immunisés, le risque d’otite imputable au VRS chute de 78 %. Un chiffre d’autant plus significatif que ce virus est responsable d’une otite aiguë sur quatre chez les bébés.
Moins d’otites, moins d’antibiotiques
Les otites figurent parmi les premières causes de prescription d’antibiotiques chez les nourrissons. En réduisant leur fréquence, la protection conférée par le Beyfortus limite mécaniquement le recours à ces traitements chez les plus jeunes enfants. Cette diminution est particulièrement importante, car elle contribue à préserver l’efficacité des antibiotiques et à limiter les effets secondaires chez les tout-petits.
Cette évolution s’inscrit plus largement dans une logique de prévention des infections infantiles. À ce titre, il peut être utile pour les parents de mieux comprendre les maladies hivernales chez l’enfant, souvent à l’origine de nombreuses consultations et prescriptions médicales.
Cette baisse des otites coïncide avec une montée en charge de la couverture d’immunisation, qui a progressé de façon notable au cours des trois dernières saisons.
Comment le Beyfortus est administré
Le nirsévimab s’injecte par voie intramusculaire dans la face antérolatérale de la cuisse. La posologie varie selon le poids et l’âge du nourrisson :
- 50 mg pour les nourrissons de moins de 8 mois pesant moins de 5 kg
- 100 mg pour ceux de plus de 8 mois
À mesure que la couverture vaccinale progresse, l’impact collectif du Beyfortus sur la santé des nourrissons — au-delà de la seule bronchiolite — devrait continuer à s’affirmer dans les prochaines saisons épidémiques.